Pourquoi utiliser un savon sans huile de palme

Ces derniers temps, l’huile de palme est au cœur des préoccupations. Le monde, à l’exception de l’industrie, a déclaré la guerre à cette graisse végétale. Une guerre qui, pour le moment, semble être perdue en raison des innombrables avantages économiques et intérêts politiques qui découlent de l’huile de palme, par rapport aux autres huiles végétales. Actuellement, l’incitation sur la non-utilisation des savons d’huile de palme est d’actualité. Et cela, pour les raisons qui vont suivre.

Les méfaits de l’acide palmitique

L’acide palmitique est l’un des ingrédients les plus courants parmi les produits transformés. Dans le domaine de l’alimentaire, il est connu comme étant un composant nocif pour la santé. Car il est riche en acides gras saturés. Des composants qui sont liés à différentes maladies cardiovasculaires. C’est même l’un des pires acides gras qui existe. Mais qui est pourtant le principal composant de l’huile de palme avec le laurique et le myristique. Cependant, l’huile de palme reste un ingrédient très recherché dans la fabrication de savons. Car en raison de ses caractéristiques hydratantes et de ses acides gras saturés, il hydrate la peau, la laissant douce et lisse. Mais le plus grand inconvénient réside dans une question de valeurs. Car en achetant un savon avec de l’huile de palme, on rend un mauvais service à l’environnement. Et cela, pour plusieurs raisons. Par conséquent, il est préférable d’opter pour d’autres savons ayant moins d’impact sur l’environnement. Comme ceux proposés par la savonnerie le Prieuré de Saint Georges, qui sont à la fois bios et conçus de manière artisanale.

La production d’huile de palme : une menace pour la biodiversité

Avant d’acheter des savons bio, on doit s’assurer qu’ils ne contiennent pas d’huile de palme. Bien que celle-ci ne soit pas nocive en tant qu’ingrédient cosmétique, elle est nocive pour la nature. À moins que le fabricant ne présente un type de certificat garantissant que l’huile de palme utilisée provient de plantations écologiques durables. Mais il est fort probable que ce ne soit pas le cas. L’industrie de l’huile de palme est l’une des plus destructrices au monde et menace les habitats de certaines espèces comme l’orang-outan, le binturong, ou le tigre de Sumatra. Dans l’un de ses derniers rapports, le Greenpeace a dénoncé la déforestation de plus de 130 000 hectares de forêt tropicale en Indonésie. Et cela, en seulement 3 ans. Une déforestation réalisée par des entreprises productrices d’huile de palme. Et pourtant, les régions concernées sont parmi les plus riches en biodiversité.

Une industrie surexploitée

L’huile de palme est obtenue à partir du fruit du palmier africain. Et après celui du soja, c’est celle qui a le plus grand volume de production. Les plus grandes plantations se trouvent en Malaisie et en Indonésie, d’où provient environ 80 % de la production mondiale. Les forêts tropicales de la région sont remplacées par des zones de monoculture intensive de palmiers africains. Cela a alors des conséquences environnementales terribles. Et ce, tant pour la nombreuse faune qui habite ces zones que pour de nombreux habitants de ces zones. Ces derniers sont d’ailleurs contraints d’abandonner leurs terres en raison des dévastations que la culture d’huile de palme provoque.