La syllogomanie : Quand n’êtes plus capable de jeter quoi que ce soit !

Riche ou pauvre, tout humain, pour répondre à ses besoins, achète, reçoit ou produit des biens matériels. Que le besoin soit ponctuel ou à durée indéterminée, on cherche à l’assouvir avec des biens matériels. Mais très vite, on peut se retrouver entouré d’objets qui ne nous servent plus à rien et il serait idéal de s’en débarrasser. Cependant, certaines personnes deviennent incapables de se détacher de leurs biens, parfois au point de ressentir de la souffrance en s’en débarrassant. Quand on en arrive à ce point, madame/monsieur, on parle de syllogomanie. Apprenez encore plus sur le sujet à travers le présent article.

Quand la sécurité devient matérielle

Encore très peu connue ou du moins dans le sens d’une maladie, la syllogomanie est un trouble psychique. Cette pathologie pousse la personne atteinte à accumuler un grand nombre d’objets, peu importe leur utilité, leur valeur monétaire ou affective. Il existe deux types de syllogomanie, dont vous pouvez connaitre les caractéristiques en consultant le site syllogomanie.fr.

Le syllogomane ne ressent pas le besoin de se désencombrer des objets autour de lui, utiles ou pas. Son cadre de vie perd alors sa fonctionnalité, du fait de l’encombrement. Il ne prend pas non plus en compte la salubrité ou encore la dangerosité des objets amassés. Pour lui, les objets constituent une sorte de sécurité matérielle, comblent un manque et lui procurent du plaisir.

Ce que dit la science sur la syllogomanie

Comme toute maladie, la syllogomanie est la conséquence de plusieurs facteurs. On tend à l’associer aux Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC). Les personnes souvent touchées sont celles sujettes à des troubles mentaux, la schizophrénie et d’autres troubles de la personnalité. Aussi, les chocs émotionnels et les dépressions, causant une recherche de sécurité ou d’affection, peuvent aussi provoquer cette pathologie. L’hyperactivité est également citée parfois.

Des causes génétiques peuvent aussi être pointées du doigt. Des études de cas chez certains sujets ont en effet prouvé un métabolisme cérébral du glucose différent de celui des personnes non atteintes. La syllogomanie semble plus affecter les hommes que les femmes. Elle apparaît souvent vers l’adolescence, d’abord de façon anodine, puis finit par prendre de l’ampleur au fil des années. Il faut cependant un examen médical plus poussé pour confirmer le diagnostic.

Les signes pour reconnaître un syllogomane

Comme dit plus haut, le syllogomane a un besoin irrépressible d’accumuler et de s’entourer d’objets. Parfois, lorsqu’on s’efforce de jeter quelque chose qui lui appartient, il en souffre dans son amour propre. Ne lui demandez surtout pas de se débarrasser de ses objets amassés. Vous pourriez vous retrouver en conflit et ceci pourrait durer longtemps.

La maladie a des conséquences aussi bien sur la vie familiale, sociale que professionnelle du syllogomane. En effet, les personnes atteintes de ce mal, sont souvent incomprises de leur entourage. Leur environnement immédiat devient alors inconfortable et invivable pour eux. Il s’ensuit un repli sur soi et un éloignement de leurs proches et famille. Les personnes atteintes préfèrent souvent être isolées du reste de la société. Ils vous invitent très rarement chez eux. Sinon, ils s’arrangent pour que vous ne dépassiez jamais une certaine zone de la maison, le plus souvent le salon. Aussi, l’inconfort dans le milieu de vie et l’isolation provoque un mal-être psychique.

Le désordre dans lequel vivent les syllogomanes peut affecter leur santé et leur productivité. Ils ne se rendent pas compte du danger sanitaire qu’ils encourent en s’entourant d’objets, pouvant être des pièges à moisissures et autres bactéries. Leur état psychique ne leur permet plus d’être efficaces dans leurs activités professionnelles.

La syllogomanie : est-ce irréversible ?

Non, la syllogomanie n’est pas irréversible, si le malade se fait suivre. On peut bien guérir de la syllogomanie. La prise en charge médicale est indispensable lorsque le mal est avéré. Une approche multidisciplinaire, une thérapie du comportement et des sens, ainsi qu’un traitement à base d’antidépresseurs sont nécessaires. La psychothérapie et la thérapie du comportement sont plutôt efficaces chez les jeunes patients.

De plus en plus, des personnes proposent des méthodes pour apprendre à se décombrer et se séparer des objets inutiles. Les accompagnements psychologiques sont ainsi mis en jeu, pour montrer aux malades l’importance du désencombrement. Des habitudes simples à pratiquer au quotidien existent pour y parvenir. Par exemple :

  • s’intéresser à ce que l’objet devient plus tard (décomposition, houille, souche de saletés) cela aide à envisager la séparation plus sereinement
  • recycler, là on fait une bonne action pour l’environnement.
  • faire dons aux associations, aux proches ou aux nécessiteux des objets qu’on a chéris ou pas
  • se motiver par la revente qui pourra rapporter un peu d’argent.
  • accepter que les choses inutiles sont vraiment inutiles, et tout simplement les jeter à la décharge.

L’accompagnement des proches est essentiel. Ce sont eux ces derniers qui pourront aider au dépistage précoce et à l’accompagnement du malade. Aussi faut-il donner du temps à celui-ci, procéder en douceur, l’aider à se poser les bonnes questions et privilégier son bien-être. Le fait d’apprendre à son enfant dès le jeune âge à ranger sa chambre peut prévenir la syllogomanie. Il faut surtout apprendre aux enfants à n'acheter que le stricte nécessaire dont ils ont besoin.