SOPHROLOGIE et SEVRAGE TABAGIQUE
Sophrologue depuis quelques années, j'ai dû rédiger un mémoire, comme il se doit, afin de finaliser mon cursus. A cette occasion, en tant que professionnelle de santé, j'ai souhaité baser mon mémoire sur une expérience en service hospitalier. J'ai eu la chance, sous la responsabilité d'un médecin tabacologue, d'exercer auprès de patients tabagiques "l'art de la sophrologie", si je puis dire.
Globalement, le terrain du tabagisme exploré par la sophrologie est avant tout motivé par le besoin exprimé par les patients.
Un grand nombre d’entre eux reconnaissent avoir des difficultés à arrêter de fumer malgré leur grande motivation. Or souvent, s’il leur est proposé une aide psychologique par le biais d’une thérapie comportementale ou carrément une prise en charge psychiatrique, la réaction de certains est souvent le rejet qui peut aller jusqu’à l’abandon de l’idée d’arrêter de fumer. Les patients sont souvent réfractaires à l’idée « d’entrer en thérapie » en raison d’une représentation mentale négative de ce domaine. La sophrologie représente une alternative totalement différente en ce sens qu’elle est une approche très fine dont l’objet est d’aller dans le sens de l’autonomie du patient. L’attachement à l’identité de fumeur est fort et c’est avec une grande précaution que ces patients doivent être abordé.
Malgré tout, en sophrologie, la participation du sujet est primordiale car il est seul maître du changement qui doit s’opérer en lui. Bien sûr, le sophrologue reste à l’écoute et se présente comme un guide sur la voie de la construction d’un nouveau passage à une identité de non-fumeur. Sur cette voie chaotique souvent, parsemée d’échecs, de récidives, il existe néanmoins un espoir pour tous : des études statistiques ont montrées que les réussites de l’arrêt du tabac surviennent presque systématiquement après 4 ou 5 tentatives soldées par un échec.
Il reste néanmoins une problématique qui apparaît de manière générale dans tous les types d’addiction : très souvent une addiction chassée fait place à une autre addiction. Là encore, cette conséquence négative est le reflet d’une insuffisance de prise en charge globale du patient. En ce sens, la sophrologie présente un ensemble de qualités :
- les patients sont moins réticents à pratiquer des techniques sophrologiques qui leur apportent un bien-être certain
- le sophrologue est à leur écoute sans jugement, sans a priori
- le sophrologue est un recours en cas de difficultés
- la sophrologie leur permet de se réadapter dans leur quotidien en diminuant l’intensité du stress
En conclusion, il apparaît que l’expérience faite au cours du stage en tabacologie est clairement transposable aux autres addictions, dont notamment l’alcoolisme et les toxicomanies en voie de rémission.
Reste à parier que si des études plus amples pouvaient être menées par les sophrologues en collaboration avec la médecine hospitalière, les conclusions concenant l'impact d'un traitement sophrologique couplé au sevrage tabagique seraient très largement profitable aux fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer.
Quant à moi, en qualité de sophrologue, je reste partente pour ce défi !
Ginette FLORENTZ - sophrologue- <ginette.florentz@gmail.com>
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