Coïncidence ou synchronicité

Paul Kammerer, jeune biologiste autrichien, a été le premier scientifique à s’intéresser aux coïncidences. Dès 1900 et pendant plusieurs années, il note toutes les coïncidences qu’il vit. En 1919, il publie les conclusions de son travail en décrivant l’univers comme un « monde mosaïque, qui, malgré de constants mouvements et réarrangements, vise à réunir les choses semblables».1 Selon lui, « il existe une force universelle qui agit pour mettre ensemble les gens, les choses et les évènements ; une force agissant à la manière de la gravitation, non seulement entre les masses, mais entre le temps et l’espace également ».1

Carl Gustav Jung poursuivit, avec l’aide du physicien Wolfgang Ernst Pauli (Prix Nobel de Physique), les travaux de Kammerer et appela ces coïncidences significatives, la synchronicité. Ce terme désigne des évènements reliés par une signification et non par une relation de cause à effet.

Jung fait le postulat de l’existence d’un « savoir absolu » constitué par un inconscient collectif formé d’archétypes. La synchronicité serait dès lors une résonance entre le psychisme de l’individu et un archétype. Jung écrit : « une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l'univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d'un évènement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un "hasard" signifiant et créateur».1 Il poursuit en écrivant : « de fait, il est possible et même très probable que la matière et la psyché soient deux aspects différents d’une seule et même chose».3

Selon Jung, « le présent et l’avenir existeraient simultanément. Il serait mémoire de l’humanité et âme de l’Univers, supra conscience cosmique à laquelle tout serait relié».1

La synchronicité remet donc en question le concept physique d’objet ainsi que les concepts classiques de l’espace et du temps.

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Sources :

[1] La synchronicité selon Jung, http://www.alliancespirite.org/dossier-4.html.
[2] www. wikipedia.org
[3] Hans Primäs, "Synchronicité et Hasard", étude de l'importante contribution de Pauli dans la définition de la synchronicité par C.G. Jung. Article original : "Synchronizität und Zufall", H. Primäs, Zeitschrift für Parapsychologie und Grenzgebiete der Psychologie, 38, n° 1/2, 1996, p.61-91.
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Céline D.

celine@lesitedubienetre.com

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Est-ce que l'on reproduit ce

Est-ce que l'on reproduit ce que connait déjà notre inconscient par peur de l'inconnu ?

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Chantal HENRY