Le Taïchi style Wu


Taïchi style wu

Une technique chinoise de santé

Un héritage martial millénaire

Le style Wu est facilement accessible aux personnes de tous âges quelque soit la condition physique.
le style Wu permet d'apprendre comment agir en harmonie avec l'autre , redécouvrir l’essence du Taïchi , capter l’importance et la force de l’instant présent.

Dérivé des arts martiaux traditionnels

le Taïchi Wu est une discipline corporelle d'origine chinoise, comportant un ensemble de mouvements continus et circulaires exécutés avec lenteur et précision dans un ordre préétabli.
Il contribue à améliorer la souplesse et à renforcer le système musculaire et l'ossature
Le Taïchi Wu apporte la maîtrise de la respiration vise à harmoniser le Qi ( énergie) et à maintenir une bonne santé physique, mentale et spirituelle.
Par son côté méditatif et l'extrême précision des gestes, le Taïchi Wu apaise le mental, améliore la concentration, la vivacité d'esprit et la mémoire.
il favorise une meilleure prise de conscience de soi et de son environnement .  

 

Une branche de la médecine chinoise

Pour bien saisir ce qu'est le Taïchi, il faut savoir qu'il constitue, avec le Qi Gong, une des cinq branches dela médecine traditionnelle chinoise MTC celle des exercices énergétiques ;
les quatre autres sont :
l'acupuncture , la diététique,
la pharmacopée (herbes médicinales) et le massage Tui Na.
Le Taïchi est aujourd'hui considéré comme une « gymnastique énergétique globale ».
Notons que le Qi Gong se distingue du Taïchi par ses mouvements plus courts et isolés qui peuvent parfois être exécutés en position couchée, alors que le Taïchi est essentiellement pratiqué en posture verticale.

 

Une technique de combat secrète

 Au cours des siècles, la société chinoise, régulièrement menacée par des guerres frontalières et intérieures, a développé une solide tradition martiale.

Le Taïchi était au départ une technique de combat transmise oralement, de maître à élève, dans le plus grand secret au sein de familles de paysans.

Son origine demeure difficile à déterminer, histoire et mythe étant inextricablement liés.
Toutefois, plusieurs auteurs accordent à Zhang Sanfeng, un moine chinois ayant vécu au XVIe siècle , d'avoir créé les 13 postures de base du Taïchi.
On dit que Sanfeng se serait inspiré d'un combat entre un oiseau et un serpent pour concevoir les enchaînements.
Le serpent aurait triomphé grâce à sa lenteur, sa souplesse et à ses mouvements arrondis qui donnèrent peu d'emprise à son adversaire.

 

De technique de combat à gymnastique

 Au fil des années, la technique du Taïchi s'est beaucoup simplifiée et adoucie, bien que certains maîtres aient continué à transmettre
les notions martiales traditionnelles (par exemple la connaissance des points vitaux mortels). En 1976 lors de la réouverture des universités en Chine, on a assisté à un changement majeur.

Le Taïchi est alors devenu une discipline accessible à la masse et enseignée dans les programmes d'éducation physique universitaires ; il a perdu en grande partie sa composante énergétique (travail du Qi).
Pour sa part, le Qi Gong est intégré aux programmes de médecine.
Les deux disciplines ont cependant conservé une visée thérapeutique.

De nos jours, des millions de Chinois pratiquent quotidiennement le Taïchi, en particulier les aînés, mais plusieurs s'y adonnent pour des raisons de développement intérieur, qui vont bien au-delà de l'entraînement physique.

Il a été introduit en Amérique au début des années 70.

 

Ralentir avant tout

Le Taïchi ne s'apprend pas en deux temps, trois mouvements...
Il nécessite persévérance, rigueur et assiduité si l'on veut bénéficier de ses effets positifs.
On recommande de s'exercer de 15 à 20 minutes, deux fois par jour.
La difficulté initiale pour les débutants est d'apprendre à ralentir.
En effet, c'est l'extrême lenteur d'exécution qui permet de déceler les blocages et de sentir le courant énergétique.

De plus, la prise de conscience du transfert, lent et précis, du poids du corps d'une jambe à l'autre et le jeu d'alternance des bras et des jambes concrétisent parfaitement la pensée chinoise basée sur l'équilibre dynamique des forces du Yin et du Yang.

Durant les enchaînements, ce sont les mains qui guident les déplacements, qui captent l'énergie et la transmettent d'une main à l'autre afin que le corps trouve son appui dans le Tan Tien, le centre de gravité.

Toute l'essence du Taïchi réside dans la recherche du centre, de l'équilibre des deux pôles de l'énergie, le Yin, issu de la terre, et le Yang, issu du ciel.

Les trois caractères du Taïchi (Tai Ji Quan) peuvent se traduire par « combat suprême », avec un adversaire ou avec soi-même.
L'expression Tai Ji Quan se compose de trois idéogrammes, dont les deux premiers signifient littéralement « faîte suprême » et incluent à la fois des notions d'équilibre dynamique et de but à atteindre.

Le troisième caractère, Quan, signifie « poing » ou « combat à mains nues », et implique la dimension des arts martiaux.

 

Applications thérapeutiques

 Le Tai Ji Quan est une méthode d'entraînement à la fois préventive et complémentaire qui contribue à améliorer la santé générale et à traiter un grand nombre de désordres chez les adultes, les enfants et particulièrement les aînés.
Le Tai Ji Quan contribue à améliorer le bien-être physique général des personnes âgées ainsi que diverses fonctions spécifiques.
Il renforce la musculature et les articulations, améliore l'équilibre.
Il réduit la fréquence cardiaque et la tension artérielle.
il renforce le système respiratoire en augmentant la capacité pulmonaire et en apaisant le rythme de la respiration, ce qui le rend efficace pour traiter l'asthme, la bronchite, le rhume des foins et les affections respiratoires.
Son action sur le système nerveux aide à améliorer les troubles neurologiques .
Le relâchement des tensions et de l'anxiété permet de réduire la douleur liée à l'arthrite rhumatoïde et d'améliorer l'état de santé des individus souffrant de troubles cardiaques.

En pratique :

Il existe plusieurs styles de Taïchi et plusieurs variations à l'intérieur de chacun d'eux.
Certaines écoles visent surtout la prise de conscience de soi par une approche intérieure, d'autres, favorisent les techniques de combat.
La plupart des écoles ont toutefois abandonné leur intention martiale au profit du développement de la souplesse et de l'éveil du Qi.
Le nombre de mouvements dans un enchaînement complet varie de 24 à 48, et peut même atteindre 108, ce qui correspond à la forme originale.
Il est cependant plutôt rare de trouver des maîtres qui enseignent selon les règles anciennes; la plupart ont réduit le nombre de figures afin de rendre l'entraînement plus accessible.

Les principaux styles  En Chine, on reconnaît cinq grandes écoles dont voici les trois plus importantes.

 

L'école Chen :

Cette école, qui est la plus proche des techniques de défense traditionnelles, est très présente en Chine, contrairement à l'Occident où elle est encore méconnue.
De formation militaire, Chen Wan Ting, le fondateur, a conçu, au début du XVIIe siècle, un enchaînement caractérisé par des mouvements combinant une force explosive, qui vient de l'intérieur et rappelle le tonnerre, à un style extrêmement fluide, souple et mouvant.

L'école Yang :

C'est la plus populaire en Occident.
Issue de l'école Chen, son créateur Yang Lu Chan (1789-1872) a mis au point des mouvements beaucoup plus amples que ceux de son prédécesseur.

L'école Wu :

Elle est peu connue en Occident.
Wu Jian Quan (1870-1942), son créateur, a enseigné la technique à l'École militaire, puis à la Grande école d'éducation physique de Pékin.
Son programme d'entraînement comporte des mouvements plus serrés et nécessite d'adopter un angle oblique alors que les styles Chen et Yang se pratiquent le tronc droit.

(Recherche et rédaction : Monique Lalancette.)

 http://www.shintaido-shiatsu.com

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