5 façons de léguer un héritage à ses enfants

Il n’est pas obligatoire d’attendre la retraite ou vos vieux jours pour résoudre la question de l’héritage et de la succession. Il est tout à fait normal de vouloir régler la question plus tôt et de commencer à envisager les possibilités qui se présentent à vous. Après tout, il s’agit de votre patrimoine, c’est important. Vous souhaitez vous éclairer à ce sujet ? Que ce soit de l’argent, des actions, un bien immobilier, une voiture ou bien une entreprise, cet article se charge de vous présenter 5 façons de léguer votre héritage à vos enfants.

Le testament

Un testament est un papier que vous rédigez à la main, qui comporte votre identité complète et dans lequel vous indiquez vos volontés par rapport à votre patrimoine, après votre décès. Vous pouvez choisir de léguer la totalité de vos biens à un seul bénéficiaire, appelé légataire universelle. C’est ce qu’on appelle le legs universel. Vous pouvez par ailleurs donner des instructions à ce légataire et lui indiquer ce qu’il doit faire par la suite avec ce patrimoine, comme le répartir sur d’autres bénéficiaires. Quand vous choisissez de léguer une partie de votre patrimoine, il s’agit d’un legs à titre universel. Vous transmettez vos biens à un ou plusieurs bénéficiaires. Le legs à titre particulier consiste à léguer un ou plusieurs biens spécifiques, que vous désignerez de façon très précise.

La donation-partage

Cette technique d’anticipation est une démarche de sécurité. En effet, elle évite tout retournement de situation à votre disparition. Elle permet de figer les valeurs données lors de la donation. Si par exemple vous donnez 50 000$ à chacun de vos enfants, quoi qu’il advienne de l’argent donné aux trois séparément, il ne sera pas remis en question lors de la succession.

Le pacte Dutreil

Si vous êtes chef d’entreprise, ce pacte permet de bénéficier de 75% des droits de succession. Mais il faut que ceux à qui vous transmettez les clés s’engagent à conserver les parts pendant six ans. Toutefois, cet engagement collectif n’est acquis que lorsque le défunt détient depuis au moins deux ans le quota des titres requis et exerce la fonction de direction requise ou une activité principale au sein de son entreprise depuis au moins deux ans. En outre, l’un des héritiers doit également s’engager à poursuivre l’exploitation de l’entreprise pendant au moins trois ans.

L’assurance vie

Il n’est pas déconseillé de souscrire à des contrats d’assurance vie dont vos enfants seront les bénéficiaires. N’hésitez donc pas à prendre une assurance vie permanente Vos enfants pourront ainsi, suite à votre disparition, bénéficier d’un capital décès. Dans ce cas, vous pouvez rendre également vos petits-enfants bénéficiaires. Cette démarche permet de limiter l’imposition du bénéficiaire tout en lui garantissant tous ses droits.

La donation simple

Si vous sonnez votre bien immobilier, vos actions ou bien votre entreprise à vos enfants avant de le céder à un tiers, cela vous permet d’une part, de préparer la transmission à vos enfants et, d’autre part, de gommer la valeur de l’impôt qui l’accompagne, puisque votre bien va acquérir sur le plan fiscal la valeur de la donation et ne plus avoir la valeur d’origine.

En somme, que ce soit de votre vivant ou après votre disparition, il est normal de penser aux façons de vouloir léguer vos biens à vos enfants. Les choix sont multiples et chacun peut trouver la solution qui lui convient, l’idéal étant bien sûr d’éviter les retournements de situation et les injustices, pour que votre succession se déroule de la manière la plus prospère possible.